Le Nouvel An malgache rassemble
Le Nouvel An malgache rassemble
08.03.2016
Coutume ancestrale, le Nouvel An à Madagascar devrait se fêter le premier jour de l’Alahamady. Cette année, la célébration a débuté hier et durera jusqu’au 11 mars prochain.
Une période qui correspond le plus souvent à la fin des saisons des pluies. Littéralement traduit en
« Bonne année » par certains ignares, le fameux « Arahaba tratry ny asaramanitra » a été fredonné à l’unisson, hier matin, sur le parvis du Tahala Rarihasina. C’est d’une bien belle manière que la plupart du public a honoré ces débuts de festivité, pour une célébration du Nouvel An malgache sous le signe du partage et de la diversité.
En effet, pour cette édition, il serait déplacé d’omettre la présence de toutes les ethnies existantes à Madagascar. À cette occasion, la salle d’exposition du Rarihasina est devenue le théâtre d’expression de toutes les cultures. Des Antemoro, en passant par les Antakarana, les Sakalava, les Tangalamena Betsimisaraka ou encore les Antanala, chacun a été dignement représenté. Étonnement, la communauté Kung-fu a aussi fait partie de la liste des participants à cette exposition, au point même d’avoir assuré une conférence-débat sur le thème de « l’éducation des jeunes via le respect de la tradition »
Réticence
L’idée de débuter les festivités et les célébrations en centre-ville, de la part des membres de Vazimba Mpanazary, traduit une certaine volonté rassembleuse de leur part. En effet, avec ce spectacle de danse et de musique sur le parvis, accompagné de l’exposition multiethnique à l’intérieur du Rarihasina, l’objectif de cohésion entre le public, l’art et la tradition a bien été atteint. Cependant, malgré ces initiatives, le plus gros des célébrations pour certaines associations se fera tout de même chacun de leurs côtés
Malgré quelques réticences de la part de certaines personnalités, cet événement est en passe de marquer le paysage culturel malgache. « La célébration de ce Nouvel An est, à présent, reconnue, et par l’État, et par l’Académie malgache, comme étant un événement d’envergure nationale. De ce fait, il est fort probable que ces deux entités accordent notre requête visant à ce que ces festivités annuelles soient considérées comme jour férié pour les années à venir », s’enthousiasme Mbola Tina Ramamonjisoa, président-fondateur de l’association Fitohasina Nasionaly.
Harilalaina Rakotobe
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