Coeur et Ciel d’Iarive 5 - J.J. RABEARIVELO

Publié le par Alain GYRE

Coeur et Ciel d’Iarive

à Robert-Jules Allain.

 

5

 

Cette branche qui meurt sous le poids de ses fruits,

lesquels ne sont pas sûrs de périr avec elle,

jeunesse regrettant ses beaux rêves détruits

            d’être un peu moins qu’éternelle,

 

c’est toi, ô coeur d’enfant qu’un sentiment obscur

a prématurément offert à mes délices,

et dont abuse, hélas ! le piège le plus pur

            de mes perverses malices !

 

Ou bien, c’est toi, Cité qui, triomphale, sors

du sable dispersé d’une ville abolie :

Iarive du jour sur la terre des morts,

            soeur de ma mélancolue!

JEAN-JOSEPH RABEARIVELO

VOLUMES. – XCIV

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B
L'image serait bien aussi avec le poème "manguier", dans Volumes
:)
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