Poème: ADIEU - MAX RANDRIANTEFY
Je me rappelle d’une manière imprécise le poème de BAUDELAIRE : << Tais-toi ô ma douleur tiens-toi plus tranquille/ Tu espérais le soir, il descend le voici/ Dans l’atmosphère obscure qui règne sur la ville/ Aux uns portant la chance, aux autres la folie… >>Dans la continuité de ce beau poème, il y a des peines de cœur qui vous marquent à jamais. Dans une tranche de vie de tout un chacun, il y eut certainement une rébellion contre le dictat de la société sur nos comportements qui ne figurent pas toujours dans la lignée de nos émois du moment…

ADIEU
Quand le soleil passera de ton côté
Sur le quai de la tristesse il choisira
De réchauffer le banc d’un abandonné
Par l’amour d’une fille qui au loin s’en ira.
Suis donc les rayons de lune d’un ciel d’été
Qui nous chante les mélopées des tristes sirènes
T’entendras l’écho que tu aimes en rengaine
Chevauchant les distances pour nous apaiser.
Quand les ondes de bonté troueront la nuit
Et permettent à nos cœurs de se retrouver
Le bonheur éphémère et inassouvi
Rallumera les feux d’un amour oublié.
O fille miraculeuse tu es bien trop belle
Comme le vol des oiseaux dans le soleil couchant
Où la féerie de tes cheveux s’entremêle
Aux goûts des mélanges tropicaux enivrant.
J’avoue que jamais, oui jamais je n’aurai dû
T’entrainer dans cette cascade ô insensée
D’un amour perdu d’avance d’un détenu
Prisonnier par la cruelle société.
Pardon, oui pardon car j’essaie d’en finir
Quand ses pleurs qui nous brûlent me font haïr
Ce monde bien cruel qui me fait défaillir
Et mourir à petits feux dans mon délire.
Alors Adieu, Adieu ma cure de jouvence
Mon démon de midi ma tendre éclaircie
Pour quelques temps, oui tu as été ma chance
Mais elle a tournée et tout est bien fini.
MAX RANDRIANTEFY