Accaparement de terres : La Chine, une menace sérieuse

Publié le par Alain GYRE

Accaparement de terres : La Chine, une menace sérieuse       

Mardi, 11 Mars 2014

Le thé chinois comporte des métaux lourds, néfastes à la santé humaine. Une bonne partie des terres de Chine deviennent régulièrement non cultivables…

 

Bref, les dégâts environnementaux occasionnés par l’industrialisation à outrance de la Chine provoquent des problèmes divers. La santé humaine dans les grandes villes comme Pékin et l’agriculture en font partie. Ces problèmes risquent fort d’avoir des répercussions sur des pays comme Madagascar. Récemment, il est question de construire une autoroute pour relier Toamasina à Antananarivo. Les travaux seront financés par les Chinois. Il faut seulement rappeler que les projets comme le palais des sports dans la capitale avaient comme contrepartie le déversement de Chinois sur le territoire malagasy. C’est à partir de là qu’on a vu s’ériger la Chinatown de Behoririka. Depuis, les Chinois n’ont pas cessé d’affluer pour investir dans les pierres précieuses, les mines industrielles, l’exploration pétrolière, des secteurs où règnent les trafics illicites dont le bois de rose, etc. Dans un rapport dressé en 2010 par des entités américaines et malagasy dont Global witness, Madagascar national parks (MNP) et l’administration forestière de Madagascar, une entreprise chinoise affirme importer 60% du bois de rose en provenance de Madagascar.

 

Pour le moment, l’on ne sait ce que cache le projet d’autoroute. Mais il est fort probable qu’il aura comme contrepartie des ressources naturelles. Après les richesses minières et forestières, Madagascar a encore des ressources à revendre dont les ressources halieutiques, le foncier… Et si on se penche sur les gros problèmes environnementaux qui étranglent la Chine, les vastes superficies non exploitées de Madagascar pourraient être l’un des potentiels sur lesquels ce pays pourrait faire main basse. Les grandes exploitations pourraient tirer profit des grands projets d’agribusiness mais elles sont encore rares dans le pays. Ce n’est pas le cas pour les petits exploitants. Ils manquent de professionnalisme et n’ont pas suffisamment de poids pour négocier avec des grands projets. On se rappelle d’un projet d’agribusiness indien dans la Sofia sous le régime Ravalomanana. Des contrats ont été signés avec des petits exploitants et ces derniers étaient tenus de les garder secrets ! Il était clair qu’ils ne profitaient pas aux paysans. On se souvient aussi des contreparties pour les paysans mais non honorées par une société minière chinoise dans l’Analanjirofo sous la transition.

 

En réalité, rares sont les grands projets d’agribusiness dans le pays qui profitent aux petits exploitants. Il en est de même des projets chinois si on se réfère à celui d’Analanjirofo. Depuis quelques années, l’octroi de vastes terrains aux investisseurs étrangers est quelque peu limité mais avec ce projet d’autoroute, les Chinois pourraient faire accélérer le processus. D’aucuns savent toutefois qu’ils sont parmi ceux qui ne respectent pas grand-chose sur plusieurs domaines dont l’environnement, la santé humaine, la biodiversité, etc. Outre d’éventuels accaparements de terres donc, les Chinois pourraient être une menace pour ces différents secteurs.

 

Fanjanarivo

La Gazette

 

 

 

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Publié dans Revue de presse

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