Avenir prometteur pour Madagascar

Publié le par Alain GYRE

 

Haleh Bridi : Avenir prometteur pour Madagascar

Haleh Bridi croit au potentiel de Madagascar

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Haleh Bridi, directrice des opérations de la Banque mondiale axe sa présentation sur les atouts de la grande île. Des défis sont à relever selon elle.

«Madagascar possède trois secteurs très prometteurs (qu’il faut appuyer après les élections). Le premier concerne la population rurale, vu qu’une grande majorité des Malgaches vit dans les communes rurales et vivent de l’agriculture. Son développement dépend essentiellement des ressources naturelles. Il y a aussi le domaine touristique, qui est basé sur la biodiversité de la Grande île. Les entrées s’y comptent en plusieurs millions de dollars et des milliers d’emplois y sont créés chaque année. L’on note également l’industrie minière. Ce secteur peut contribuer énormément au développement du pays, mais à condition qu’il y ait une bonne gestion et une bonne gouvernance. »

Voilà sur quoi a débouché la présentation de Haleh Bridi concernant les prochains défis à relever par Madagascar, notamment après l’élection présidentielle. La directrice des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, Maurice, Comores et Seychelles était l’invitée de la Chambre de commerce américaine durant son cocktail dinatoire annuel, ven-dredi soir au Carlton, à Anosy.

Chiffres révélateurs

Afin de dégager ces trois secteurs à fort potentiel, Haleh Bridi a procédé à une longue analyse de la conjoncture actuelle. Elle a notamment abordé les méfaits de la crise sur des situations économique et sociale déjà déplorables auparavant. Entre autres, elle n’a pas manqué de mentionner que pour les politiciens, « ces quatre dernières années n’étaient tout simplement qu’une période de crise », alors que pour la population « c’était une période très difficile où la pauvreté a gagné du terrain, 92% des Malgaches vivant sous le seuil de la pauvreté présentement ».

Haleh Bridi a également interpellé sur les situations désastreuses du marché de l’emploi, de la santé, de l’éducation, l’assistance composée d’une centaine de personnes issues du secteur privé et quelques candidats aux prochaines élections, notamment Sylvain Rabetsaroana, postulant à la magistrature suprême. Elle n’a pas manqué d’appuyer ses analyses en avançant quelques chiffres révélateurs, tels que les coûts de la crise, ou encore en évoquant la faible qualité des infrastructures, la mauvaise gouvernance et la corruption qui minent le pays. « Auparavant, il y avait une croissance annuelle de 5%. Durant la crise, le déclin est mesuré à hauteur de huit milliards de dollars », a-t-elle dévoilé.

Le constat d’Haleh Bridi est simple. La Grande île a fortement régressé. Pour la remettre sur les bons rails, elle compte sur le secteur privé. « La balle est dans le camp du secteur privé qui peut apporter beaucoup au développement du pays. Pour ce faire, la Banque mondiale est prête à apporter son aide, en facilitant notamment les démarches de création d’entreprise privée (entre autres dans les trois secteurs prometteurs cités précédemment). »

Haja Lucas Rakotondrazaka

Lundi 30 septembre 2013

L'Express

Publié dans Revue de presse

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