Des artisans au niveau international

Publié le par Alain GYRE

 

Des artisans au niveau international

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Des artisans ont bénéficié de renforcement de capacité de haut niveau grâce au Cap Export et l’ONG Cite. Ils ont démontré leur capacité d’affronter l’exigence de la demande au niveau du marché international lors du salon Maison et Objet organisé à Paris.

 

Des porte-drapeaux. Madagascar a dorénavant des artisans prêts à défendre l’honneur de l’artisanat sur le marché mondial. Il s’agit de Tapis Malgache, TOKEM, Kilafy Déco, Mond’Export, Caramiel, Hibiscus, Alu Mada, Madastone, Malagasia, Atelier Lalatiana et Ts’Art Fibre. Loin d’être novices dans leur domaine respectif, ils ont encore bénéficié d’un accompagnement de la part du Cap Export et du Cite depuis le mois de septembre 2012. Cet encadrement avait comme objectif de les préparer à leur participation au plus grand salon du Design et de la Décoration en France, intitulé Maison Objet. L’évènement a eu lieu  du 24 au 28 janvier derniers et les résultats semblent avoir été plus que prometteurs.

 

« Trois cent quatre vingt contacts et quarante quatre commandes ont été enregistrés suite à la participation de ces artisans au salon. Ce fut un grand succès d’autant plus que le stand de Madagascar se situait entre ceux d’importants pays tels que l’Italie et le Portugal », rapporte le président du programme Cap Export, Gilles Le Goff, au siège de la CCIFM Tananarive au cours d’une conférence de presse organisée le 26 février. Il ajoute que d’autres salons sont déjà prévus dans le programme pour confirmer la capacité de ses artisans à répondre aux exigences de la clientèle étrangère.

 

D’après Hans Ranaivo, Designer, « lors de cette édition, nous n’avons entendu personne dire que « Madagascar est un pays d’échantillons ». Au contraire nous n’avons rien eu à envier aux autres pays présents ». La Grande Île a en effet cette réputation de ne pas avoir la capacité d’honorer les commandes. En plus, « le secteur artisanat en général rencontre souvent un problème de qualité mais nous travaillons déjà sur ce point. Il y a également le problème d’adéquation des produits au marché », indique Haingo Randrianarivony, directrice générale du Cite.

 

A travers ce programme, qui selon Gilles Le Goff, va se poursuivre, Cap Export et le Cite espèrent se détacher peu à peu de ces problèmes. Ce soutien ne semble toutefois pas être suffisant à en croire Christophe Colleter de Tokem. Selon lui, la politique générale du pays devrait également être favorable au développement du secteur.  « Nous sommes prêts à porter le drapeau mais chaque jour nous n’avons pas l’impression d’être aidés (…) Nous sommes en train de « crever la dalle » parce qu’il y a beaucoup moins de touristes et d’acheteurs et nous sommes obligés de nous exporter », s’indigne-t-il.

 

Judicaelle Saraléa

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Publié dans Revue de presse

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