Poème: Le fihavanana Dox

Le fihavanana (1)
Est-ce l’Ainé qui embaume l’odeur des fruits,
Où le Cadet qui embaume la senteur des feuillages,
Pour que la cour soit si odorante ?
D’où vient ce parfum si envoûtant ?
Ce n’est pas l’Ainé qui embaume l’odeur des fruits chers amis,
Ni le Cadet qui sent le feuillage,
Mais c’est l’amour qui nous unit,
Qui nous donne ce parfum royal.
Nous saluons tous ceux qui pensent à nous,
Nous sommes comblés car
Nos cœurs sont unis par le fihavanana.
Ceux qui rendent visite régulièrement,
Aiment leurs familles. Entretenez l’amitié,
Car c’est une qualité exquise qu’il est bon de posséder.
(1) Fihavanana : amitié, parenté, une bonne relation que l’on entretient et qui rend la vie agréable.
Ny fihavanana
Izoky moa no mani-boankazo avy any
Sa ve Izandry no mani-dravina
No manitra andriana ny tokontany ?
Hanitra avy aiza fa soa hasoavina ?
Tsy Izoky no mani-boankazo, ray,
Na Izandry no manitra ravina e
Fa entim-pitia tsy hifankafoy,
Ka hanitr’Andriana no toa re.
Veloma, masina, ‘zay mahatsiaro,
Tretrika manko, fa tafaharo
Ny fo mifandray amim-pihavanana.
Ny mamangivangy no tian-kavana,
Ampandompandoy, ny fifankatiavana
Fa hanitra toetra ka soa hananana.
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Dox (1913-1978) RAZAKANDRAINA Jean Verdi Salomon |
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Traduction de : RANDRIANARISOA-RASENDRA Irène Poésie malgache et dialogue de culture TSIPIKA |