Marmites en aluminium
| Marmites en aluminium: Un art au cœur du quotidien ! |
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| Jeudi, 30 Août 2012 |
| Venu d’Ambatolampy, Mamy kely a entretenu le métier de fabricant de marmites en aluminium depuis presque 10 ans. Malgré que ce métier soit un don, il a encore entrepris des formations en artisan de marmites auprès de ses prédécesseurs. Chaque jeudi et vendredi, jours de marché, il expose ses plus belles œuvres dans le vaste stade du Coum 67ha. Selon ses dires, auparavant le marché était très rentable mais aussitôt que la crise de 2009 survient, les Malgaches se sont passés peu à peu de l’achat des marmites en aluminium. Alors que les dépenses pour la conception d’une seule marmite peut aller jusqu’à 20% du budget familial. S’agissant principalement des artisans de marmites d’Ambatolampy vendant leurs produits à Antananarivo, ils sont près de 200. Les matières premières telles que l’aluminium, les blocs, les cadres, et les charbons sont importés de l’étranger. Ceci explique pourquoi les prix sont très chers par rapport aux possibilités de ces artisans malgaches. Pour Mamy kely, il lui faut au moins 10 sacs de charbon pour fabriquer 60 marmites et il dépense près d’un tonne de charbon par semaine. Notons que le sac de charbon coute près de 8.000Ar. Profitant de la Grande Foire de Madagascar qui s’est tenu depuis hier dans l’enceinte du Palais des sports et de la culture Mahamasina, Mamy kely espère attirer beaucoup plus de monde que d’habitude du fait qu’il a affiché une réduction de 10% sur toutes ses marchandises. Si normalement, le prix d’une marmite en aluminium de taille 30 est de 27.000Ar, il y est à 25.000Ar. Jusqu’ici, à part les marmites, Mamy kely produit aussi des ustensiles de cuisine tels que les assiettes, les cuillères, les fourchettes, les poêles, … Leur prix varie de 250Ar à 80.000Ar. Bref, pour Mamy kely, le métier de fabricant de marmites est plus ou moins rémunérateur. Simplement, l’Etat devra contribuer à l’aide financière sur le plan artisanal. A part cela, les Malgaches devraient privilégier les produits artisanaux malgaches, notamment cette œuvre d’art qui se met au quotidien des ménages, afin de contribuer ensemble au développement national. Niony H. |
La Gazette