Poème: LE VIEUX PONT

Publié le par Alain GYRE

LE VIEUX PONT

 

Le vieux pont se laisse aller

Ses passerelles sont biscornues

Ayant tellement supporté

D’innombrables allées-venues

 

On le traverse, on lève le pied

La ferraille tinte, des sons aigus

Jaillissent de dessous le plancher

Prouvant qu’il a déjà vécu

 

Usés de tous les côtés

Les traverses sont toutes foutues

Rouillées par l’humidité

Malmenées par des intrus

 

Ses poteaux sont ébranlés

Je pense qu’il n’a jamais voulu

Autant d’agressivité

De la part d’inconnus

 

Les rambardes sont abîmées

Victimes de ces malotrus

Qui n’ont même pas hésité

A saccager quand ils ont bu

 

A l’entrée d’Analabe

Ce pont, je l’ai toujours connu

Se dressant fier sur la chaussée

Repère pour les gens perdus

 *Le pont a été réhabilité depuis

Blandine Jacquet Johasy

 

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