Poème: LUCIENNE - Max Randriantefy
Comment traverser cette vie sans avoir écrit pour cette belle personne qu’est ma sœur ainée Lucienne Ernould ? Quand j’étais tombé, elle me relevait, quand je m’élevais, elle en fut le précurseur. Chef inamovible de notre clan, elle fut et est encore le bon exemple qui inspirait toute la famille. Par ces humbles vers, on lui dit MERCI D’EXISTER !

LUCIENNE
Ma sœur, nous voilà aux confins de nos vies
Encore heureux du temps qui nous reste à vivre
Et voir de nos yeux ces merveilles qu’on nous livre
Suspendant la course du temps ennemi.
Depuis que Mère est partie dans le néant
Dans les souvenirs passant devant mes yeux
Tu étais toujours là pour faire de ton mieux
En véritable pilier de ton clan.
Dans les beaux phrasés de la vie de ton cru
Tu as fait d’un enfant un homme créatif
T’es encore l’égérie que personne ne sut
De ton petit frère naguère trop naïf.
Rions maintenant de nos insuffisances
N’étant pas encore dans le royaume des cieux
Nous allons survivre en saisissant la chance
Passant à nos portées pour nous rendre heureux.
Au diable nos enfants qui s’inquiètent
De notre santé qu’ils disent fragilisée
Car de temps en temps nos cœurs et corps vannés
Nous font lever le pied pour une bonne diète.
Ma sœur, si on avait une reine tu l’étais
Ton aura seule peut soulever la montagne
Comme tu possèdes le culte inné de la gagne
Une stèle en ton honneur sera un bien fait.
Max Randriantefy